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La kiné respiratoire en question :  de la BPCO à la bronchiolite !

Pour les kinés libéraux et hospitalier, il devient essentiel et urgent d’informer plus largement les patients de leur rôle et de leur mission en ce qui concerne la kiné respiratoire. Un enjeu d’autant plus important en pleine crise épidémique de bronchiolite et à quelques jours de la journée mondiale de lutte contre Broncho-Pneumopathie Chronique Obstructive (BPCO).

La journée mondiale de lutte contre la BPCO pour sensibiliser patients et professionnels

Le 21 novembre marque la journée mondiale de lutte contre la Broncho-Pneumopathie Chronique Obstructive (BPCO). Concernant entre 6 et 8 % de la population française âgée de plus de 40 ans, cette obstruction des voies aériennes est à l’origine de 16.000 décès par an environ, ce qui en fait un enjeu de santé publique majeur. En effet, si la BPCO était la 3ème cause de mortalité en France en 2020, entre 66 et 90 % des patients en souffrant n’étaient pas diagnostiqués. Cette journée mondiale doit permettre de sensibiliser la population à ce fléau silencieux, tout en rappelant aux professionnels de santé l’importance de la prévention et de l’information. Les masseurs kinésithérapeutes font partie des acteurs clés de cette ambition, puisqu’ils ont la responsabilité d’assurer le désencombrement bronchique au quotidien auprès de ces patients. Cela rappelle le rôle du kiné libéral ou hospitalier dans tous ces soins définissant la kiné respiratoire. En la matière, le besoin d’information est immense, puisque certaines décisions peuvent rendre complexes le rôle exact du masseur kinésithérapeute. C’est notamment le cas en ce qui concerne la bronchiolite. Si pendant des années, les parents avaient pris l’habitude de consulter un kiné pour soulager leur enfant atteint de bronchiolite, ce n’est plus aujourd’hui conseillé par les autorités sanitaires. 

Les kinés libéraux ne sont plus sollicités pour les cas de bronchiolites !

En 2019, l’avis de la Haute Autorité de Santé (HAS) avait suscité bien des commentaires et engendré d’innombrables débats. La HAS ne recommandait plus en effet la kiné respiratoire chez les plus jeunes en cas de bronchiolite. Pour justifier sa prise de position, les autorités de santé avaient souligné le manque de preuves pour démontrer les bénéfices de la kiné respiratoire. Les kinés libéraux avaient vivement contesté cette prise de position, qui depuis a pourtant éloigné les parents des cabinets de kinésithérapie. Et pourtant, la visite d’un kiné reste une possibilité, que nul ne conteste même si la confusion et l’incompréhension peuvent faire hésiter de nombreux parents. 

Mme Pascale Mathieu, présidente de l’ordre des kinés, défend ces compétences propres du kiné libéral en répondant aux journalistes d’Europe 1 :

« Le kinésithérapeute examine l’enfant, interroge ses parents pour savoir quel est l’état de ses selles, est-ce qu’il a vomi, et puis, on évalue son degré d’encombrement au niveau du nez. On peut moucher, apprendre aux parents à moucher. On est tout à fait capable d’identifier des signes de gravité qui imposeraient alors d’aller dans un service d’urgence ou de consulter de nouveau le généraliste » 

L’absence du kiné dans le parcours de soins, une dégradation des conditions d’accueil à l’hôpital !

En 2022, la France connaît une épidémie de bronchiolite particulièrement importante, ayant conduit à la saturation de nombreux services d’urgence pédiatrique. C’est cette même situation, qui a conduit plus de 4.000 pédiatres à adresser au président de la République une tribune dénonçant la situation et appelant à une réaction rapide.  Et certains s’étonnent alors que l’on ne fasse pas plus appel aux kinés libéraux notamment pour faire face à la situation. En effet, selon les journalistes d’Europe, une récente étude, ayant analysé les épidémies de bronchiolite de ces dernières années en région Nouvelle Aquitaine, a mis en évidence que la kiné respiratoire pourrait permettre de réduire le passage aux urgences pédiatriques de 13 %. Une réduction qui pourrait constituer un premier pas pour s’extirper d’une situation jugée critique par de nombreux observateurs. 

Et vous comprenez-vous la situation ? Estimez-vous que la profession doive être largement plus sollicitée pour faire face à ces épidémies de bronchiolite ? Et concernée la journée mondiale de lutte contre la BPCO, serez-vous mobilisé ? Comment ? 

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